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Posté le 10/01/2019 Presse

Tintin en breton. La fin mystérieuse

Alors que Tintin a été créé par Hergé il y a 90 ans tout juste et que le Nantais Olivier Biguet a traduit, en 2017, le dernier album de Tintin en langue bretonne, « Tintin en Amerika », seuls deux albums des aventures du célèbre reporter n’ont pas de version en langue bretonne : « Tintin et les Picaros » et le controversé « Tintin au Congo ».
Avec la participation de : Hergé, Olier Biguet, Arnaud Elégoët

« Les Picaros, j’en suis à la moitié mais je ne sais pas s’il sera publié un jour. Mais le Congo, je ne le ferai pas car je n’ai pas envie que mon nom soit associé à cet ouvrage très polémique » : depuis la sortie de « Tintin en Amerika », quatorze ans après la sortie de « Nij 147 da Sydney », en novembre 2003, il ne reste désormais plus que deux albums de Tintin sans version bretonne pour compléter une saga entamée avec la sortie des « 7 boules de cristal » (Ar 7 boullenn strink), en 1979, chez Casterman.

« Milou s’appelait Moutik »

Ce premier ouvrage, que l’on peut encore trouver entre 30 et 60 € sur les sites de ventes aux enchères, fut traduit par un mystérieux Per-Gwendal Steven. « Je crois que c’était un pseudo, il me semble qu’ils étaient deux. Milou s’y appelait Moutik, je pense que c’était une erreur », pointe Olivier Biguet. Elle sera vite réparée et Milou redeviendra Milou entre 1989 et 2003, chez An Here, sous les multiples traductions de Divi Kervella, décédé en 2017, alors que la liquidation judiciaire de la maison d’éditions bretonne fut prononcée dès 2006.

Frustré devant cette œuvre inachevée, Olivier Biguet, auteur également des traductions de « Shining » (Stephen King), « Le chien de Baskerville» (Ki ar Vaskervilled) (Sir Artur Conan Doyle) ou des romans d’Agatha Christie, a donc repris un flambeau complètement éteint.Le Nantais Olivier Biguet a traduit Tintin en breton surtout pour ses enfants. (Photo DR )

« J’ai commencé la traduction de « Tintin en Amérique » dans mon coin, surtout pour mes enfants au départ, le soir, en rentrant du boulot, ou la nuit. J’ai mis cinq ans à traduire « Shining ». Pour Tintin, je dirais quelques semaines en tout, sans compter le gros travail de correction derrière. Je faisais une page par-ci, une page par-là, et pas forcément dans l’ordre car ça m’amusait de les reconnecter ensuite. Ça pouvait m’arriver de traduire la page suivante trois mois après la précédente. Mais, une BD, c’est plus facile car on a l’apport des images. De plus, je connaissais bien les albums en français et, à 20 ans, j’ai commencé mon apprentissage de la langue bretonne avec les tradutions des albums de Tintin », dévoile l’enseignant de 41 ans, natif de Nantes. « Et donc Breton », précise-t-il.

Le controversé Tintin au Congo

Grâce à l’insistance de ses amis, au concours de Arnaud Elégoët, dont la maison d’éditions Bannoù-heol publie en breton les aventures de Thorgal, Boule et Bill (Boulig & Billig), Titeuf ou Petit Ours Brun (Arzhig Du), et de l’Office public de la langue bretonne (OPLB), « Tintin en Amerika » est finalement présenté au salon du livre de Carhaix 2017. Casterman, qui n’a donc publié que le premier et le dernier en date des Tintin en breton, en édite 5 000 exemplaires. « Je me suis tout de suite dit que c’était beaucoup. Je ne crois pas que les précédents tirages avaient dépassé les 2 000 exemplaires. La plupart sont des collectors aujourd’hui, je les ai tous. Et, puisque vous me posez la question, c’est vrai que de voir mon nom associé à Tintin lors de la sortie de l’album m’a profondément touché, plus que toutes mes autres traductions. Ça renvoie à l’enfance, j’ai beaucoup pensé à ma mère ».

Reste à savoir maintenant si la saga des aventures de Tintin en breton aura un jour un point final et si les tintinophiles bretonnants pourront, un jour, disposer de la collection complète. Pour l’heure, la fin est aussi mystérieuse que l’étoile du même nom. Pour les Picaros, c’est plutôt bien parti, donc, mais le très controversé Tintin au Congo pourrait finalement être la seule aventure à rester sur le carreau. « Ce ne sera pas moi, répète Olivier Biguet, mais quelqu’un d’autre, je l’espère. Car je trouve important qu’il existe aussi en breton ».

Eric Daniellou

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