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Posté le 20/12/2018 - Presse écrite

Nuts Publishing. Florent Coupeau édite et crée des jeux

Les jeux de société, c'est sa passion, et son métier : Florent Coupeau est le patron de la maison d'édition Nuts Publishing, installée à Quimper. Coups de cœur, spécialités de la maison, tendances... Il nous dit tout !
Nuts Publishing. Florent Coupeau édite et crée des jeux

Le marché florissant des jeux de société a vu environ 3 000 nouveaux produits sortir rien qu’en 2017. Nuts Publishing, société d'édition créée en 2011 à Rennes et implantée à Quimper depuis janvier 2018, en a édité six cette année. Rencontre avec son PDG depuis janvier, Florent Coupeau.

Quel est le rôle d’une société d’édition de jeux de société ?
Chez Nuts Publishing, on gère toutes les étapes. La première est de trouver un auteur ou créer nous-même nos jeux. Ensuite vient le développement. Nous faisons en sorte que le jeu soit ludique, que les règles soient fluides et que le mécanisme tourne bien. Parfois, un jeu peut être très bien sur le papier, mais n’avoir aucun intérêt quand on y joue, et inversement.

Après le développement, il faut trouver des illustrations et des graphistes. Une fois les maquettes terminées, nous passons à la production. Elle se fait partout, sauf en France où c’est beaucoup trop cher. On produit donc en Chine, en Allemagne ou en Pologne. C’est désespérant de voir qu’en France, on n’est pas capable de faire un prix décent pour un prototype. Pour la livraison, on utilise le train, ou le bateau pour la Chine. Une fois le jeu terminé vient le temps de la promotion, de la publicité. La durée dépend du type de jeu. Elle peut être d'un an si on édite une version française d’un jeu déjà existant, ou de trois ans pour un jeu complètement nouveau.

Dans quels types de jeux votre société est-elle spécialisée ?
Il y a pas mal de sociétés à Quimper, comme Bombyx ou Monolith. Chacune a un style de jeux de prédilection. Chez nous, le catalogue est basé majoritairement sur les jeux historiques et les jeux experts. De temps en temps, quand on voit un jeu qui nous plaît beaucoup, on peut sortir de cette tendance-là. On peut passer d’un jeu minimaliste, comme Red7, à un « serious game », comme Urban Operation.

Selon le succès de Red7, on envisage d’en créer une version bretonne. Les jeux de société bretonnants doivent se compter sur les doigts d’une main. Red7 en breton sortirait au mieux d’ici fin 2019. Ça pourrait être aussi un « serious game » pour les écoles, avec un aspect pédagogique.

C'est quoi les « serious games » ?
Ce sont des jeux qui peuvent être utilisés dans le milieu professionnel ou associatif, qui ne sont pas seulement récréatifs. En l’occurrence, on a dû vendre 80 % d’Urban Operation à des joueurs particuliers et 20 % à l’armée et la gendarmerie. C’est un outil d’entraînement pour les militaires. La Croix-Rouge aussi fait des « serious games », dans lesquels on simule une crise sanitaire quasi réelle.

Qu’est-ce que vous aimez tant, dans les jeux de plateau ?
En tant que créateur, j’aime les jeux d’histoire. J’adore la partie de recherche historique. Il y a aussi le fait de créer un nouveau système. Et c’est assez cool de voir son jeu publié. Après trois ans de boulot, on se dit « enfin ! ». En tant qu’éditeur, j’aime bien la diversité des techniques, de styles ou de graphismes que l’on retrouve partout dans le monde. Ce qui est sympa aussi, c’est de rencontrer le public, les joueurs pendant les festivals. On fait des démonstrations pendant plusieurs jours.

Quel est votre jeu coup de cœur ?
J’aime beaucoup jouer à « Hannibal ». Ce n’est pas nous qui le faisons, mais il est vraiment excellent. C’est un jeu historique sur les Carthaginois et les Romains.

Et celui dont vous ne comprenez pas le succès ?
Ah ! C’est méchant, parce que c’est un jeu distribué par mon distributeur : c’est « Blanc Mangé Coco ». C’est leur meilleure vente ! Il a le mérite d’être simpliste parce qu’il faut une gamme de jeux d’entrée pour le public. C’est juste que je n’ai pas dû y jouer dans les bonnes conditions. Je n’étais peut-être pas avec les bonnes personnes ou je n’avais peut-être pas assez bu ! Je suis un vieux joueur de jeu compliqué qui dure une heure et demie, voire deux heures. Après, il a des qualités. C’est une énorme vente, il y a six extensions et une septième est prévue, je crois.

Loeiza Larvor

Le Télégramme

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